10.03.2006

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Un autre conte que je viens d'ecrire, en m'inspirant du Palais Bahia, qui comportes a l'entrée, deux vastes allées d'orangers...

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°~¤ LES SEPT DEESSES DES JARDINS D'ACARA ¤~°


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Il était une fois, dans un lointain royaume, un roi, fier, imposant, avec une longue barbe grise qui tombait sur le sol, qui n’aspirait, en ce temps, qu’ a construire le plus beau et le plus vaste des palais d’orient, afin que tous les autres seigneurs, l’eussent jalouser. Il fit construire sa demeure au large de la ville, aux portes du désert, en un lieu ou les murs semblaient avoir été noyés sous l’écume légère des vagues transparentes, un peu ocre, un peu or. Une fois que l’immense palais fut achevé, le roi d’Acara, se posa à l’entrée, devant ses hautes portes de fer, et appuyant sa main contre son menton pointu, il se prit à méditer.

Le palais resplendissait, peint de formes circulaires, composé de milles mosaïques de toute couleur, il semblait être né du fusain d’un grand peintre, mais quelque chose manquait. Il n’y avait ni arbre, ni fleurs suspendues. Le seigneur demanda alors qu’on lui porta les sept plus beaux fruits du monde. On lui porta noix de coco, oranges, bananes, pommes, fraises, raisins, cerises, framboises, abricots, papayes, dattes, melons, pastèques, kiwi, poires, pruneaux, figues, myrtilles, baies, prunes, mandarines, clémentines, noix, et noisettes, ananas, passions etc…et le Roi en choisit sept parmi eux. Il prit la noix de coco, l’orange, la poire, la banane, la datte, la figue, et la pomme. Il planta chacun de ces fruits dans un morceau de terre, et versa un peu d’eau.

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La nuit, un chant s’éleva au dehors, une étrange mélodie, un instant le faisceau de la lune fut happé dans le néant, et le roi cru entendre des rires, et des bruits de pas. Il se releva brusquement, mais rien ne bougeait. La nuit était silencieuse, accrochant dans le ciel sa parure d’étoiles, et rien ne frémissait, sinon le drap suspendu a la fenêtre, que le vent gonflait par instant., alors le seigneur se rendormit. A l’aurore, le roi se frotta les yeux, se leva, et tira les rideaux. Quelle ne fut sa stupeur lorsqu’une branche traversa sa fenêtre. A la place de cette étendue de terre aride, sept arbres avaient poussés : un cocotier, un oranger, un pommier, un dattier, un figuier, un bananier, et un poirier. Ils étaient hauts, et leurs fruits, baignés de rayons de soleil, paraissaient fermes et juteux a souhait. Ils avaient une tendre couleur dorée, et cet enivrant et délectable parfum qui se répandait dans toute la surface des jardins d’Acara. Partout le sol était envahi d’immenses plantes exotiques, et les balcons débordaient de lianes.

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Le roi arpenta les allées les yeux ecquarquillés, respirant les odeurs, s’émerveillant des couleurs, et des buissons tailladés, avec cette impression étrange et admirable, d’être passé par la porte d’un rêve. Soudain, le Roi cru percevoir un souffle à travers les feuilles des arbres. Il se retourna, et vit sept jeunes femmes. Chacune d’entre elle avait le corps cerclé d’un voile de couleur différent. L’une portait un voile rouge sang, la seconde, jaune or, la troisième, blanc comme la neige, la quatrième, violet, la cinquième, marron, la sixième en portait un vert d’eau, et la dernière, la septième, était enroulé dans un drap orange comme lorsque le soleil est déporté a l’horizon. Chacune portait aussi un bandeau transparent entre ses mains, et quelques perles étaient cousues sur leurs vêtements, et teintaient a chacun de leurs mouvements. Les jeunes filles entourèrent le roi, et dansèrent autour de lui, en chantant : « Nous sommes les sept déesses des jardins, né de chaque arbre planté dans cette terre, et chaque étranger qui pénètre notre royaume, embellit notre univers… ». Alors un tourbillon doré encercla le roi, et il se transforma en plante. Depuis ce jour, personne ne su jamais ce qu’il était advenu du seigneur, et les hommes se demandait qui continuait d’entretenir les jardins du palais qui conservaient toute leur splendeur malgré la disparition du Roi. A sa suite, de nombreux valais, et autres courtisans, ainsi que des voyageurs égarés, disparurent après avoir pénétré ces jardins.

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Un jour, un jeune garçon, plus téméraire que beaucoup d’autres, aux yeux comme les perles de turquoises, et aux cheveux lisses et brillants, décida de franchir la porte des jardins. Avide, il pénétra les enceintes du palais. Des flots de poussières vagabondaient à travers les sombres pièces vides. Des spectres semblaient encore errer dans les couloirs abandonnés. Le jeune homme atteignit la porte des jardins d’Acara. Les couleurs étaient si belles qu’il n’hésita pas un instant a pénétrer. Il arpenta les allées, les yeux fermés, respirant les effluves parfumées qui émanaient des arganiers et des caroubiers. Un grand oiseau bleu était posé au sommet des branches d’un yucca. Cet oiseau semblait avoir quelque chose de différent. Soudain, le garçon sentit son pied frôlé quelque chose, comme une pierre lisse. Il se pencha et vit qu’il s’agissait d’une sorte de médaillon, taillé dans l’or, et peint d’un grand oiseau bleu, en tout point identique a celui qu’il venait d’apercevoir. Il releva la tête mais l’oiseau avait disparut. Le jeune homme porta la médaillon à son cou.

Il s’assit à l’ombre d’un palmier, et doucement la nuit tomba, alors le jeune homme s’endormit, le dos contre l’écorce. Un chant frémit a ses oreilles : « Nous sommes les sept déesses des jardins, né de chaque arbre planté dans cette terre, et chaque étranger qui pénètre notre royaume, embellit notre univers… ». Et le garçon ouvrit les yeux. Autour de lui se trouvaient sept jeunes filles de toute beauté, au corps cerclé d’un voile coloré. L’une d’entre elle se tourna vers les six autres et murmura : « Comment a-t-il pu échapper au sortilège ? » et celle qui portait un voile blanc répondit : « Regarde, il a le médaillon sacré autour du cou. Personne ne peut le posséder. Il y a une traître parmi nous sept. ». La jeune fille au voile orange se dénonça, et les six autres décidèrent de l’enfermer dans l’oranger, du monde ou elle était parue, puis elles disparurent.

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Le garçon avait le cœur troublé. Il avait croisé un instant le regard de la jeune fille au voile orange, et son corps avait était parcouru d’un intense frisson. Cette jeune fille avait déposé le médaillon sur sa route dans le but de le préserver, mais pourquoi ? Elle aussi l’avait regardé intensément. Le jeune homme caressa la surface bleutée du médaillon, et sentit qu’une écriture était gravée au dos. Il le retourna et lu : « Lorsque la lune paraîtra, dirige ce disque d’or vers sa lumière pénétrante, et je te rejoindrai. Alors tu pourras assouvir tes désirs et sillonner le monde… » . La lune venait de paraître. Le jeune garçon dirigea le médaillon vers le ciel, dans l’axe des reflets de la lune pâle et scintillante, et le silence fut tranché de quelques battements d’ailes. Le grand oiseau bleu paru au clair des contrées étoilées, et se posa a côté du garçon. Le jeune homme fit le vœux de retrouver la jeune femme au voile orange. Une porte se dessina dans le creux de l’écorce, et la jeune fille jaillit de cette ouverture. Elle ôta son voile, et ses cheveux tombèrent en cascade le long de son dos. Ils étaient longs et bouclés, d’un noir d’ébènes, et ses yeux brillaient dans le noir. Le jeune garçon sentit son cœur battre, et il lui prit la main. L’oiseau bleu porta les deux amants sur son dos et ils s’en furent dans l’immensité du ciel.

Au départ de la septième déesse, toutes les plantes du jardin d’Acara reprirent formes humaines, et les six autres déesses perirent en parsemant le sol de cocotiers, de bananiers, de dattiers, de figuiers, de pommiers, et de poiriers. Quant à la jeune fille au voile orange, et au garçon intrépide, ils bâtirent un immense palais, qu’ils baptisèrent le palais Bahia, et à l’entrée, leur parterre fut recouvert d’immenses orangers…


*** FIN ***

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Tous droits réservés © Laurie

09.03.2006

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Hello,

Un peu en retard, je fais une rapide présentation. J'ai 17 ans, je suis passionnée par beaucoup de choses, essentiellement artistiques:

1. LE CINEMA

2. LA POESIE/ L'ECRITURE/ LA LECTURE

3. DECOUVRIR LE MONDE, VOYAGER...

4. LA PHOTOGRAPHIE

Sinon, j'ai déjà remportés quatre concours de poésies, et deux d'écriture de nouvelle.

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Et j'adore croquer la vie à pleine dent, vivre au jour le jour, tenter les trucs les plus dingues, et faire le tour du monde, et tout voir. Je veux aller en Indonésie ( a Bali) aux USA, au Mexique ( Cancun, et voir les temples incas), au Brésil, au canada, en Russie, a saint-Petersbourg ( la ville d'Anastasia!), en Italie, a Florence, et Venise ( même si j'y ai déjà été), et en Egypte ( Une croisière sur le Nil, en admirant les pyramides sous les rayons du soleil brûlant, le rêve...), en Espagne ( a Séville, et retourner a Ibiza), en Australie, au Costa Rica, en Inde, au Japon, a (Hong Kong et Tokyo) et en chine ( voir la grande muraille), dans les îles, aux Seychelles, aux Bahamas, en Polynésie...

Je crois qu'une vie ne suffira pas...

Autrement, je crois que j'ai du omettre quelque chose, je suis enivrée par les légendes du monde entier, les contes, et les mythes...J'aime en lire, et parfois m'en inspirer pour écrire... Un lieu porteur d'une légende devient tout de suite plus mystique, et plus intriguant...Lorsque l'on me conte une légende tandis que je suis devant le lieu qui en est l'origine, je suis captivée, et je me laisse porter par mon imagination sans bornes pour redonner une touche de couleurs a ces vieilles battisses, a ces palais en ruines, pour reconstruire des mondes imaginaires, ou les princesses dansent dans les rues, et parsèment le sol d'étoiles...


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08.03.2006

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" Des rosaces des étoiles, des emmêlements sans fin de lignes brisées, des combinaisons géométriques inimaginables qui déroutent les yeux comme un jeu de casse-tête, mais qui témoignent toujours du goût le plus exercé et le plus original, ont été accumulés la, avec des myriades de petits morceaux de terre vernissée, tantôt en creux, tantôt en relief, de façon a donner de loin cette illusion d'une étoffe brochée et reprochée, chatoyante, miroitante, sans prix, qu'on aurait tendue sur ces vieilles pierres, pour rompre un peu l'ennui de si hauts remparts." ( Pierre Loti, extrait de " Au Maroc ")

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Citation

" Le pays n'a plus de nom car tous les noms lui vont a merveille. Le cour de ses fleuves n'est pas a sens unique. Il suit les méandres savants d'une mémoire ou chaque trésor attend ses dépositaires. " ( Abdellatif Laabi, ecrivain)

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At The Beginning...

Si vous souhaitez vraiment percevoir et comprendre ce que j'ai pu ressentir en visitant cette ville, allez lire mon journal, tenu a jour en temps réel, sur place, et rapporté pratiquement mot a mot sur le support virtuel. Je me baladais sans cesse avec mon petit carnet bleu, plein de feuilles volantes, et dés qu'une pensée me traversait, je sortais un stylo, et je l'écrivais, pour garder une trace au plus proche de l'instant...

Le journal est l'élément clef de ce blog, sans cela, il n'aurait aucune constance...

Pour le lire, et plonger

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a travers les mystéres de l'Orient, CLIQUEZ ICI

05.03.2006

Jacques Majorelle (1886 Nancy - 1962 Paris), Le fabricant de rêves...


podcast



Les jardins de Majorelle ont été construit dans les années 1920 par le peintre Jacques Majorelle, fils de l'ébéniste Louis Majorelle.

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En 1917, atteint de tuberculose, il se rend a Marrakech dans le but de recevoir des soins. Tombé amoureux de la cité, il décide d'y etablir résidence et fait construire un atelier, qu'il entoure de jardins luxuriants, abondants de plantes exotiques, venues des quatres coins du monde : bougainvilliers, bananiers, palmiers, bambous géants, yuccas, philodendrons, géraniums ...

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Une legende dit que Jacques Majorelle aurait demandé a chacun de ses visiteurs de lui rapporter " la plante la plus belle et la plus rare qui poussait en son pays..."

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En 1962, l'artiste décéde, et le jardin tombe a l'abandon. La végétation est alors entiérement replantée, et les murs repeints, par les nouveaux propriétaires : Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé.

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Aujourd'hui, ces jardins offrent un veritable voyage, de couleurs et de sons, d'odeurs, et de parfums, comme un condensé de rêves, un autre monde, comme un royaume imaginaire, planté derriére quatres murs de pierre...

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" Il y a ici des scènes d’un tel réalisme qu’on oublie son époque et soi-même et qu’on se laisse vivre en plein Moyen-Age " ( Jacques Majorelle)

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Anecdote : le bleu " majorelle " est née de cette couleur bleu vif répandu dans toute la surface des jardins...

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Poesie

°~¤ Le parfum des nuits brûle encore sur la ville... ¤~°

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Le parfum des nuits brûle encore sur la ville,
Encré dans les mirages des miroirs du soleil,
Il largue sur le rivage, milles
Mots embruns des couleurs du ciel.

Et pleut dans les jardins, de bleu, de vert,
Forets de secrets infimes, et entrouverts,
Porte d’un autre univers,
A quelques pas de la terre…


Tous droits réservés © Laurie

03.03.2006

°~¤ Clip --- Aicha --- Khaled ¤~°



Rachid Taha --- Ya Rayah


podcast

02.03.2006

Introduction...

Il est dans le monde, une cité par delà les remparts, ou les mirages s’encrent dans les pavés des rues étroites, ou les murs retiennent dans leurs briques, quelques murmures, ou les eaux des fontaines sont pénétrées de rêves, ou les jardins regorgent de bruits et de couleurs…Il est un lieu dans le monde, rouge, et flamboyant, quand le ciel embrase, dans ses draps de poussière, les pensées des âmes vagabondes…Il est un lieu dans le monde, ou flotte un agréable et enivrant parfum de liberté et d’amour… Bienvenue a Marrakech, la cité des milles et une nuits, le royaume ou les rêves sont perchés tout en haut des branches, par delà les remparts et les flots de nuages…

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